Observatoire économique
Données macro-éco
Notes de conjoncture
Le marché

I/ AGRICULTURE

1- PRODUITS AGRICOLES

Au gré des précipitations, l'agriculture pèse de 13 à 16% dans le PIB.

La Tunisie est autosuffisante en produits laitiers, fruits et légumes et tend à le devenir pour la viande de boucherie
L'agriculture contribue à concurrence de 10% aux exportations de biens et assure environ le cinquième des emplois.

L'adoption d'un nouvel accord agricole, le 3 janvier 2001, avec l'Union Européenne, a ouvert de nouveaux horizons aux exportations tunisiennes et contribuera à améliorer l'équilibre de la balance commerciale alimentaire.
Il s'agit notamment de l'élargissement de l'accès au marché européen à certains produits agricoles, tels que l'huile d'olive , le double concentré de tomate, les raisins de table, et de l'autorisation de l'écoulement de nouveaux produits.
L'application de cet accord est de nature à ouvrir des perspectives prometteuses pour le secteur agricole et à renforcer la position de la Tunisie sur le marché européen.

Principales richesses agricoles: l'huile d'olive, les céréales, les agrumes, les dattes, les produits de la pêche
Principaux produits exportés: Huile d'olive, dattes, agrumes, légumes
Grâce à la qualité de ses produits, la Tunisie est le 4 ème exportateur mondial d'huile d'olive et le 1er exportateur mondial de dattes.

2- ELEVAGE

Le secteur de l'élevage a connu, en 2000, une évolution soutenue en rapport avec la stratégie qui vise à atteindre l'autosuffisance en viandes rouges (98% de la consommation locale en 2000), après avoir atteint cet objectif pour le lait.

La production avicole a déjà permis d'atteindre l'autosuffisance en Sufs de consommation et en viande de volaille, grâce à sa progression soutenue.

3- PECHE

Le secteur de la pêche représente l'une des principales activités économiques du pays. C'est la deuxième source de revenus d'exportations de biens alimentaires, après l'huile d'olive.
Elle contribue à concurrence de 8% à la production du secteur agricole.

II- L'ACTIVITE INDUSTRIELLE

L'évolution de l'activité industrielle a été marquée, au cours de l'année 2000, par la poursuite des programmes de mise à niveau, par l'amélioration de la qualité de l'outil de production et par le renforcement du taux d'encadrement et ce, pour atteindre un meilleur niveau de compétitivité face aux défis de la mondialisation et de l'ouverture sur l'extérieur.

A cet effet, un intérêt accru a été accordé à l'amélioration de l'environnement général de l'entreprise, à l'encouragement de l'initiative privée et à la promotion des investissements, notamment dans les créneaux porteurs et à fortes valeurs ajoutées.

L'accord d'association avec l'UE, signé en 1995, prévoyant la libéralisation totale des échanges industriels d'ici à 2008 est l'un des défis majeurs de la Tunisie.

Secteurs porteurs :

 l'industrie agro-alimentaire
 l'industrie électronique & électrique
 l'industrie du textile et de l'habillement
 l'industrie du cuir & de la chaussure
 les services informatiques
 les industries des composants automobiles
 Bilan du programme de mise à niveau

- Nombre d'entreprises ayant adhéré au programme: 2005
- Nombre de dossiers approuvés: 1103
- Investissement total: 2078 MD
- Primes accordées : 290,5 MD

Mise à niveau des services

 Nombre de dossiers approuvés: 20
 Investissement total: 17,2 MD

Suivi du programme de mise à niveau

 Croissance de l'emploi :5%
 Croissance du taux d'encadrement :17%
 Croissance des exportations : 13%

III/ Les Services

Le secteur des services occupe une place de choix dans les activités économiques de la Tunisie.

Le tourisme

L'activité touristique est fort importante dans l'économie tunisienne. Le secteur contribue à hauteur de 6,2% au PIB et génère, en moyenne, 16% des recettes en devises du pays

Le développement de nouvelles niches s'amorce : le tourisme sportif, de désert ( en plein essor) le tourisme culturel et le tourisme d'affaires.

L'infrastructure

La Tunisie n'a cessé d'Suvrer à l'amélioration de l'infrastructure de base, des transports et des télécommunications.

Le secteur des transports

La croissance du secteur des transports a été de 5% et sa contribution au PIB de 5,8%.

Le transport aérien

Le programme de modernisation et de restructuration du transport aérien s'est poursuivi, notamment par la rénovation de la flotte nationale, ainsi que par l'extension et l'aménagement des aéroports internationaux.
La construction du 8 éme aéroport à Enfida, situé entre Sousse et Hammamet, entrera en service en 2004 avec une capacité initiale de 3 millions de passagers par an.

Le transport maritime

La politique de développement du transport maritime est axée sur l'encouragement de l'initiative privée et l'amélioration de la contribution du pavillon national dans les domaines du transport de marchandises et de voyageurs.
7 ports commerciaux, équipés pour assurer le trafic des ferries ro-ro et des porte-conteneurs.

Le transport ferroviaire

Le réseau ferroviaire tunisien couvre le pays du Nord au Sud et s'étend sur une longueur de 2256 km.

Le transport routier

Le réseau routier tunisien s'étend sur une longueur de 20000 km environ, dont 193 km d'autoroutes reliant Tunis à M'saken. La prolongation de cette autoroute jusqu'à Sfax, puis Gabès est à l'ordre du jour.
Un deuxième axe autoroutier reliant Tunis à Bizerte, sur une longueur de 51km, est opérationnel depuis juillet 2002.
Le sous-secteur des routes domine en importance les transports terrestres de voyageurs et de marchandises.
Le transport de marchandises pour le compte d'autrui libéralisé depuis 1989, est un secteur d'activité très dynamique lié directement à l'activité productive du pays.

Le Transport International Routier (TIR), en particulier, est une activité encouragée par l'Etat, du fait de sa participation aux échanges extérieurs du pays.

Les télécommunications

 Le réseau des télécommunications est en phase de croissance très rapide (18% par an).
 Le réseau national est numérisé à100% et offre des services de type RNIS
 Les produits et services offerts à l'entreprise sont diversifiés ( transmission de données, vidéotex, téléphone cellulaire, Internet....)
 Le réseau Internet est estimé à 37000 abonnés. La connexion sur Internet se réalise en 24 heures dans les zones urbaines.
 Le pays compte 380 255 lignes de type GSM et est connecté à 48 pays et à 80 opérateurs à travers le monde.
 Plus de 170 pays sont accessibles automatiquement
 Un Parc Technologique des Communications, classé parmi les 50 premiers parcs au monde, vise à mettre en oeuvre une politique de partenariat scientifique et industriel avec le concours d'opérateurs privés agissant dans le domaine des télécommunications

Tous les grands constructeurs de matériel informatique et les éditeurs de logiciels les plus importants sont représentés ou commercialisés en Tunisie.

Le système financier
Le système financier tunisien comprend la Banque Centrale de Tunisie et plusieurs institutions financières.

 Le système bancaire contribue activement au développement et à l'ouverture de la Tunisie sur l'extérieur.
 Les règles prudentielles et les ratios de solvabilité sont consacrés par la loi bancaire. Un ratios minimum de couverture des engagements par les fonds propres de 8% est respecté par la totalité des banques. Les taux d'intérêts sont libres.
 Aujourd'hui, le secteur bancaire est en pleine mutation. Un certain nombre de réformes sont entamées relativement au système de compensation électronique, au développement de la monétique, à la mise en place d'une base de données sur les risques et les fusions entre certaines banques.
L'objectif de la réforme du système bancaire est de préparer son ouverture à la concurrence étrangère dans le cadre de l'accord général sur les services financiers.
 Le marché monétaire est dynamique et ouvert aux institutions financières et aux entreprises avec une variété d'instruments monétaires.

Le secteur bancaire comprend - la Banque Centrale de Tunisie ( BCT), qui joue le rôle d'institut d'émission et de "banque des banques", treize banques commerciales, cinq banques de développement, la Banque Tunisienne de Solidarité( créée en 1998, spécialisée dans l'octroi de micro-crédits), huit banques off shores, deux banques d'affaires, neuf compagnies de leasing, vingt six intermédiaires en bourse, cent quinze sociétés d'investissement et vingt six sociétés d'investissement à capital-risque.

Marché financier

Le marché financier a fait l'objet d'une importante réforme qui a touché :

 la privatisation de la Bourse des Valeurs Mobilières (BVM) entièrement détenue par les intermédiaires en bourse
 l'institution d'un conseil financier en tant qu'autorité autonome chargée de réglementer le secteur et de contrôler les opérations afin de protéger les investisseurs.
 l'institution d'un dépositaire central chargé des opérations de compensation
 l'institution d'un fonds de garantie du marché financier géré par la BVM afin de couvrir les intermédiaires en bourse contre les risques de contrepartie.

Le secteur des assurances

La Tunisie a entrepris depuis 1992 une réforme du cadre juridique relatif au secteur des assurances par la promulgation de la loi N°24-92 du 9 mars 1992 relative au code des assurances. La loi de 1994 régit l'assurance dans le secteur du bâtiment et la loi de 1997 concerne l'assurance des exportations qui a été étendue à toutes les compagnies, alors qu'elle était dans le passé du seul ressort de la COTUNACE.
L'exercice de l'activité d'assurance, dans le cadre d'une société anonyme, est soumis à l'agrément du Ministère des Finances.

La Privatisation en Tunisie

Le programme de privatisation des entreprises publiques, initié en 1987 dans le cadre de la restructuration et de la libéralisation de l'économie nationale, a pour objectif de renforcer l'intégration de la Tunisie dans son environnement international.

Ce programme ouvre de nouvelles opportunités à la promotion de l'initiative privée, la mondialisation des investissements étrangers et la à dynamisation du marché financier.

Privatisation et investissements extérieurs

La privatisation constitue un stimulateur important de l'investissement étranger, contribuant notamment au transfert de technologie et au développement de l'exportation.
Les résultats enregistrés dans ce domaine sont encourageants.
L'investissement extérieur a porté pour l'essentiel sur les opérations de concession.

Il est prévu que l'apport de capitaux étrangers dans le domaine des privatisations sera renforcé grâce au développement de la formule de concession et à la dynamisation du marché boursier, moyennant le lancement d'un nombre important d'OPV.

A cet égard, la refonte introduite depuis 1997 au niveau de la législation tunisienne et consistant à ne requérir une autorisation préalable pour les acquisitions d'actions de la part des étrangers qu'à partir de 50% du capital des sociétés concernées, devrait attirer davantage cette forme d'investissement.

- Privatisation : Opportunités

  A fin 2002,le nombre d'entreprises privatisées a atteint 163.

- La concession

 Nouvelle centrale électrique d'une capacité de 350 MW tous les trois ans.
 Construction de 52 stations de traitement des eaux

- Les grands projets d'infrastructure

 Construction d'un nouvel aéroport à "Enfida"
 Projets d'autoroutes
 Raffinerie Skhira
 Station d'épuration de Tunis-Ouest
 Transfert du port de Sousse
 Construction de 5 grands barrages.



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