INFORMATIONS SUR LE PAYS

-- INFORMATIONS ECONOMIQUES

La Colombie:
. 40 millions d'habitants: second marché d'Amérique du Sud en terme de population
. une situation géographique exceptionnelle
. PIB 1999: 84.742 milliards de USD
. Croissance 2000: +2%

De nombreuses opportunités que nous vous invitons à saisir

Données macro-éco
 
1. AGRICULTURE, SYLVICULTURE ET PÊCHE

Lagriculture comptait pour environ 20% du PIB en 1997, et ¼ de la population active était employée dans des fermes et des ranchs. Cependant, la croissance de la production agricole a été faible dans le années 90, se situant en moyenne à moins de 2% par an.

Avec des grandes plantations souvent peu compétitives et des petits fermiers manquants de formation et dassistance technique, le secteur a souffert de la percée de la concurrence étrangère.

Le café a constitué la principale exportation pendant de nombreuses années et la Colombie est encore le 2ème exportateur mondial, après le Brésil. Les bananes et les fleurs suivent le café dans le classement des exportations.

Les bananiers poussent essentiellement sur la côte caribéenne dans le golfe dUrabá. Les revenus engendrés par les ventes mondiales de bananes ont grimpé de USD210 Mds en 1987 à USD 503 Mds en 1997.

Les expéditions de fleurs coupées vers létranger, dont les roses et les chrysanthèmes, ont produit des gains de USD545 Mds en 1997, à comparer avec un montant de USD 229 Mds en 1999. Les Etats-Unis représent le marché le plus important, absorbant 80% du total des exportations de fleurs en 1996.

La canne à sucre est cultivée dans le département du Valle del Cauca sur une surface de quelque 150.000 ha. Avec 13 raffineries modernes, le secteur dispose de lun des rations de productivité les plus élevés au monde, soit environ 120 tonnes/ha. Il emploie environ 40 000 personnes.

Lexploitation des vastes ressources en bois du pays na pas été contrôlée et la surface des forêts sest rapidement réduite. On recense actuellement 540.000 Km2 de forêts. Selon le World Conservation Monitoring Centre, 3. 700km2 ont été détruits chaque année entre 1980 et 1995, soit 0,7% par an de la surface sylvicole totale du pays. Sur cette période, la Colombie a été responsable de 2,8% des pertes mondiales en matière de forêts.

Le secteur de la pêche nest pas très développé mais offre un potentiel considérable aussi bien pour laquaculture que pour la pêche. Les crevettes et le thon constituent les prises les plus importantes.

2. PRODUCTION MINIÈRE

En 1996, la part du secteur (incluant le pétrole) était de 4,6 % du PIB. Dans les prochaines années, la production devrait croître bien que la visibilité sur les prix soit faible.

La Colombie est un important producteur dor, la plupart des exploitations sont de petite taille et primitives. La production sest fortement réduite dans les années 90: elle était de 1,1 Mn donces en 1991, elle nest plus que de 17.350 onces en 1997. De la même façon, la production de platine est réalisée à petite échelle et se situe sur une pente déclinante: elle était de 7 552 onces en 1997, à comparer avec une moyenne de 34.000 onces sur la période 1993-1997.

Le plus grand gisement démeraudes au monde se situe dans la mine de Muzo, dans les Andes de lEst, et la Colombie est le premier producteur mondial. Une grande partie des ressources fait lobjet dun trafic illégal et le niveau de la production ne peut être defini avec précision. Selon des chiffres officiels, les exportations démeraudes ont totalisé USD141 Mns en 1997 (USD 452 Mns en 1995).

Cerro Matoso à Cordoba est un site où de grands dépôts de nickel de haute qualité ont été découverts, avec des réserves estimées à plus de 25 Mns de tonnes. Depuis la privatisation, la mine est détenue par lentreprise sud-africaine Gencor. Le métal contribue de façon significative au total des exportations, bien que les revenus aient été grévés en 1998 par des prix en baisse.

Par ailleurs, la Colombie extrait une large quantité de minerais (fer, gypse...).

3. ENERGIE

Le pays est autosuffisant en ressources énergétiques. Lexploration et la production pétrolières sont de la responsabilité de lentreprise publique Empresa Colombiana de Petróleos (Ecopetrol), qui intervient via des contrats dassociation avec des compagnies étrangères. La production sest accrue fortement à la suite de la découverte par Occidental de larges réserves à Caño Limón en 1984, et a subi un nouveau coup de fouet avec les gisements géants de Cusiana et Cupiagua, découverts par British Petroleum dans les plaines de lest, qui sont montés en puissance à la fin des années 90. La production était en moyenne de 655.082 baril/jour en 1997. Elle devrait atteindre un record de 857.000 barils/jour en 1999.

Le réserves en gaz naturel ont atteint le niveau de 15 trillions de pieds cube du fait de la découverte de 3,5 trillions de pieds cube à Cusiana et de 5 trillions de pieds cube à Volcaners. En 1997, la société de distribution du gaz dEcopetrol, Ecogas, a été créée en tant quentité publique séparée avec comme objetif le développement du réseau de distribution. A signaler que la privatisation est freinée par USO, le syndicat très influent dEcopetrol. La couverture nationale sera assurée dès lors quon aura pu relier la côte caribéenne avec les marchés intérieurs par 2.400 Km de gazoducs construits grâce à des contrats de BOT (Build Operate Transfer).

La Colombie dispose des plus grandes réserves de charbon de lAmérique Latine, estimées à environ 22 Mds de tonnes réparties entre 35 bassins (moins d1/3 des ressources a été exploité). Une forte proportion des gisements colombiens se situe dans les montagnes, mais il y aussi des réserves non négligeables dans les plaines côtières caribéennes et dans les llanos orientales. La production a grimpé rapidement durant les années 90, atteingnant 36Mns de tonnes en 1997. Une voie de chemin de fer a été construite pour transporter le charbon du bloc nord, qui dispose de réserves prouvées de 1,6 Md de tonnes, vers un nouveau port, Puerto Bolívar, spécialement développé à cet effet. La valeur des exportations de charbon a augmenté de USD 886 Mns en 1997.

Le pays génère presque toute son électricité à partir dinstallations hydro-électriques publiques. Environ 1/5e est produit par des usines thermiques, essentiellement située sur la côte caribéenne. La capacité de production nominale était de 10.200MW à la fin 1994. Une sécheresse importante en 1992, qui a touché la production hydro-électrique et forcé le gouvernement à rationner lélectricité, la privatisation destinée à stimuler linvestissement. En 1998, beaucoup de compagnies publiques locales de distribution ont eté reprises en mains par les autorités pour préparer leur privatisation.

4. INDUSTRIE MANUFACTURIÈRE

Laccroissement des flux du commerce extérieur despuis 1990 a eu pour effet de réduire la part du secteur manufacturier dans le PIB. En 1997, celle-ci se montait à un peu plus de 19%. Pour faire face à la concurrence étrangère, lindustrie locale a été obligée de réduire ses coûts en rendant le travail plus flexible et en délocalisant de nombreux produits.

Lindustrie est fortement concentrée autour de Bogotá, Cali et Medellín, bien que des tentatives aient été lancées pour la développer dans dautres zones (comme Bucaramanga, Carthagène et Pereira). Le gouvernement ne joue pas ici un rôle majeur.

Lagence publique de développement industriel, lInstituto de Fomento Industrial (IFI), dispose de participations dans quelques secteurs, mais les politiques de libéralisation menées dans les années 90 ont conduit à un désinvestissement de la part de lEtat.

En revanche, linvestissement étranger a joué un rôle considérable dans la croissance du secteur. Entre 1993 et 1997, le total cumulé dinvestissements étrangers dans lindustrie manufacturière a été de USD2,4 Mds, à comparer avec un niveau de USD800 Mns entre 1981 et 1992.

Les produits alimentaires et boissons équivalent à 33% de la production manufacturière en 1997. Le café moulu représente une large proportion de lindustrie alimentaire, mais le niveau des exportations de café est volatil, ce qui influe très notablement sur les variations de ce sous-secteur.

Lindustrie du textile et des vêtements, centrée autour de Medellín, compte pour 10% de la production manufacturière et 1,7% du PIB, et emploie plus de 200 000 personnes. A linstar du secteur alimentaire, la production a été touchée par la concurrence de marchandises importées à la mise de la libéralisation des échanges, mais aussi de lappréciation réelle du peso. Le secteur na augmenté que dun modeste 8,7 % sur 1994-1997 mais demeure un exportateur de premier ordre, engendrant des recettes de USD865 Mns en 1997.

La chimie constitue le 2ème secteur manufacturier en termes de valeur ajoutée (à peu près 13%) et a progressé de façon constante ces dernières années. Elle est dominée par des multinationales et ses produits savèrent divers et variés: pharmacie, fertilisants, insecticides, résines plastiques, alcalis et acides, pétrochimie, cosmétiques, détergents, peintures.

Les exportations ont totalisé USD 1,2 Md en 1997, à comparer avec un montant de USD 235 Mns en 1990. Le secteur a été lun des principaux bénéficiaires du démantèlement des barrières, qui a réduit le coût des composants importés, tandis que des réglementations plus souples relatives à linvestissement et aux changes ont facilité les transferts de technologie.

Lindustrie lourde est moins développée en Colombie. En dépit dune croissance rapide dans les années récentes , les 6 aciéries du pays connaissent de sérieuses difficultés. Les niveaux de production nont pas été à même de suivre une demande en progression résultant dun boom de la construction après 1991 et la concurrence dimportations bon marché (provenant principalement du Vénézuéla) a obligé à une certaine rationalisation.

Environ 70% de lacier produit est dirigé vers le secteur de la construction, qui a beaucoup fluctué en 1996-1997.

5. TRANSPORTS ET TÉLÉCOMMUNICATIONS

Les voies aériennes se devaient de couvrir un réseau assez large pour pouvoir franchir le relief pour le moins tourmenté environnant les principaux centres économiques. Il y a 74 aéroports principaux, dont 20 sont capables daccueillir des avions de ligne. La compagnie aérienne número 1 Avianca, est en charge de la moitié du trafic intérieur. Selon ladministration américaine, les standards de qualité sont bas. Compte tenu de la politique gouvernementale dincitation à linvestissement privé dans les transports, des concessions ont été offertes pour construire des aéroports.

Les voies navigables intérieures forment un maillage assez serré et se révèlent un moyen important de transport. Environ 9.000 Km sont praticables, dont 6.000 Km desservent des zones qui ne disposent pas dautres infrastructures de transport. Environ 3,5 Mns de tonnes de frêt sont acheminés par les voies navigables chaque année.

Buenaventura, Santa Marta, Carthagène et Coveñas sont les principaux ports maritimes. Les autorités portuaires régionales ont été privatisées en 1994, ce qui a permis daccroître la compétitivité et la productivité. La navigation est dominée par la Grancolombiana Line, une co-entreprise entre la Colombian Federación de Cafeteros et lEquadorean Development Bank.

Il y a environ 2.600 Km de voies ferrées, bien que seuls 1 .658 Km soient en service. Les chemins de fer ont cessé de prendre en charge le trafic passagers en 1992, mais le volume des biens transportés sest fortement accru, passant de 242.917 tonnes-km en 1992 à 746.544 tonnes-km en 1996. Des experts estiment quavec une amélioration du réseau, ce dernier pourrait transporter 15 Mns de tonnes par an. Linvestissement total dans les réseaux atlantique et pacifique devrait atteindre les USD 400Mns pendant la durée de vie des concessions (30 ans).

Il existe un programme majeur de construction de routes qui fait partie des priorités du plan national du présent gouvernement, mais il est vulnérable du fait des coupes dans les dépenses et des actes de sabotage menés par les groupes de guérilla. En 1995, on estimait que 1,7 Mn de véhicules était en circulation. On compte 118.641 Knm de routes, dont seuls 12.582 Km sont bitumés. Lentretien des routes na pas beaucoup retenu lattention des finances publiques, ce qui a conduit le gouvernement à accorder en 1996 une série de concessions pour la maintenance et lexploitation de 1 115 Km de routes existantes et de 248 Km de routes nouvelles.

Le système de télécommunications de la Colombie est bien développé en comparaison des autres pays dAmérique Latine. Le pays est lié aux Etats-Unis par un cable sous-marin (fibre optique), ce qui lui ouvre laccès à des services de télécommunications modernes comme la vidéo-conférence. La compagnie publique Telecom intervient aussi bien sur le marché des communications intérieures quinternationales. Auparavant, sa seule concurrence ne concernait que le marché intérieur, sous la forme de monopoles publics locaux, mais désormais le secteur est ouvert à un concurrence de plus en plus exarcerbée. Les sociétés locales sont en cours de privatisation et seront mieux à même de concurrencer Telecom pour les appels internationaux. Telecom lui-même devrait faire lobjet dune privatisation.

Le secteur des télécommunications en Colombie dispose dun énorme potentiel de croissance. En 1997, il comptait pour 2,5% du PIB et les prévisions officielles tablent sur un niveau de 5% en 2007. Lutilisation des téléphones mobiles sest répandue rapidement depuis que les licences dexpoitation ont été pour la première fois accordées en 1993. Le pays a été divisé en 3 zones pour la fourniture du service, les licences étant concédées à un intervenant privé et un intervenant à capitaux mixtes dans chaque zone.

6. SYSTÈME BANCAIRE ET FINANCIER

La Banque Centrale "Banco de la Republica" est indépendante et dirigée par un conseil de 5 directeurs, avec à sa tête léconomiste orthodoxe Miguel Urrutia. Le Ministre des Finances est le seul représentant du gouvernement à ce conseil.

Le secteur financier comprend 33 banques commerciales, 23 sociétés financières, 8 associations dépargne et de prêt, 70 sociétés de financement commercial (dont 39 sont spécialisées dans les opérations de leasing), une coopérative, 6 institutions officielles spécialisées, 41 compagnies dassurence généralistes et 19 fonds de pension privés.

Les associations dépargne et de prêt, qui intervenaient dans le financement immobilier, acceptent maintenant des dépôts à vue rémunérés et peuvent prêter dans le cadre dopérations commerciales. Les institutions officielles spécialisées fournissent des crédits à certains secteurs de léconomie: lagriculture (Fiangro), les exportations (Bancoldex), lélectricité (FEN), les programmes sociaux et de santé (Findeter), la recherche et autres projets (Fonade) et lenseignement post-scolaire (Icetex).

Les fusions-acquisitions, accélérées par la réforme financière, ont consolidé le secteur ces 3 dernières années, avec une participation de plus en plus importante des investisseurs étrangers.

En juin 1997, Santander Investment a acquis Bancoquia et en décembre Amro Bank sest établie. La fusion entre Banco de Colombia et Banco Industrial Colombiano en février 1998 a donné naissance à BanColombia, la plus grande banque du pays avec des actifs proches de USD 4 Mds. Le grupo Aval a été constitué sur la période 1997-1998 en regroupant de multiples institutions financières représentant presque 25% des actifs du secteur financier.

Les taux dinterêt élevés touchent particulièrement le secteur bancaire qui voit une détérioration de ses portefeuilles de prêts et de sa profitabilité.

Les mesures durgence prises en novembre 1998 ont porté leurs fruits et ont rassuré un prêt de USD 350 Mns de la BID pour assurer uns stabilisation du secteur financier. Les injections de capitaux et les rééchelonnements de dettes ont réussi à sauver la mise à bon nombre dinstitutions financières. Cependant le montant des créances douteuses a tendance à sélever (10% des prêts totaux en décembre 1998).

Il y a trois Bourses en Colombie, à Bogotá, Cali et Medellín. En dépit dune croissance rapide provenant de la privatisation et de la libéralisation financière, la capitalisation boursière reste peu élevée en comparaison des standards internationaux. Peu de sociétés sont détenues par le public et même celles qui sont cotées en Bourse se révèlent généralement contrôlées par quelques personnes ou un seul conglomérat industriel et commercial.

Qui plus est, les transactions ne concernent practiquement que les obligations.

7. ALLIANCES STRATEGISUES DE LA COLOMBIE

La Colombie est membre de la Communauté Andine (ex Pacte Andin), de lALADI (Association latino-américaine dintégration) et du CELA (Système économique latino-américain).

En 1981, le pays a intégré le GATT et en 1982 la Banque caribéenne de développement.

En 1993, la Colombie, le Vénézuéla et le Mexique ont formé le pacte commercial G3, qui a pris effet au début de lannée 1995.

La Colombie fait aussi partie de lAssociation des Etats caribéens et a proposé sa candidature à lAPEC (Asian Pacific Economic Cooperation).

Le 16 avril 1998 a été signé un accord de première importance entre la Communauté Andine et le Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay - Chili).

Il manque une étape cruciale sur la route vers une zone de libre-échange couvrant toute lAmérique du Sud (en place normalement en lan 2000).

 

Notes de conjoncture 

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Le marché 

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